Préparé par : Service Communication / Aquatic Species ONG, 2026
Mangroves sous pression, conflits entre pêcheurs et faune aquatique, espèces menacées : la biodiversité aquatique gabonaise fait face à des défis croissants. Pourtant, des réponses concrètes émergent. En 2025, l’ONG Aquatic Species a publié, à travers son rapport annuel d’activités, l’un des bilans les plus complets sur l’état des écosystèmes aquatiques du pays, combinant données scientifiques, savoirs locaux et actions de terrain mesurables.
Des écosystèmes clés sous pression
Dans la zone humide de Lopa (Akanda), 63 % des personnes interrogées signalent une dégradation partielle à sévère des mangroves, essentielles à la pêche artisanale, à la protection côtière et au stockage du carbone. Toutefois, 65 % reconnaissent leur importance, offrant une base sociale solide pour des actions de restauration ciblées.
En milieu marin, les travaux menés à Tchatamba ont identifié 38 espèces, avec un indice de diversité élevé (H’ = 3,469), confirmant la forte valeur écologique de cette zone stratégique du littoral gabonais.
Pêche artisanale : mieux gérer par la donnée
À Kango, Aquatic Species a mis en place une base de données halieutiques couvrant 12 mois, une première locale, permettant d’identifier trois zones prioritaires (Lebhé, Maga, Aloum). Ces résultats ont déjà donné lieu à une publication scientifique internationale, renforçant la crédibilité des approches de co-gestion des pêcheries.
Faune emblématique : agir face aux conflits
En 2025, 100 % des échouages de lamantins signalés ont été documentés dans une base de données nationale. Par ailleurs, 80 % des carcasses de crocodiles observées concernaient le crocodile nain, révélant une pression anthropique préoccupante. Des tests pilotes de répulsifs acoustiques, menés avec les communautés locales, ouvrent des perspectives concrètes pour réduire les conflits entre pêche et faune aquatique.
Investir dans le capital humain
L’ONG a encadré 14 stagiaires (Licence, Master, Doctorat), avec 86 % de stages finalisés, et sensibilisé plus de 200 personnes aux enjeux de la biodiversité aquatique et de la pêche durable.
Un impact en croissance
La visibilité d’Aquatic Species progresse rapidement : en 2025, la fréquentation de son site web a augmenté de +157,6 %, avec des visiteurs issus de 17 pays, témoignant d’un intérêt international croissant.
Un appel aux partenaires
Les résultats sont clairs : les solutions existent, mais leur déploiement à grande échelle nécessite des financements stables et pluriannuels. Soutenir Aquatic Species, c’est investir dans :
- des données scientifiques robustes,
- des solutions locales éprouvées,
- une conservation alignée sur les priorités climatiques, écologiques et de sécurité alimentaire.
Au Gabon, l’avenir de la biodiversité aquatique se joue maintenant. Les chiffres sont clairs. Les solutions sont prêtes à changer d’échelle.
L’ensemble des résultats et indicateurs détaillés est disponible dans le Rapport annuel d’activités 2025 : https://aquaticspeciesong.org/documentations/